Salvador – Bahia
“…L’odeur d’égout n’a pas 
empêché les habitants des alentours de s’aventurer dans le ruisseau pour prendre la seule eau disponible depuis sept jours: une fuite dans une canalisation endommagée.

D’où vient cette eau et si elle est potable, personne ne le sait… Hier matin, en file indienne sous un soleil de plomb, une foule munie de seaux, de bassines, de bouteilles, attendait impatiemment l’arrivée des camions-citernes de l’Armée. Outre les soldats, il y avait les voitures de la police et des rondes spéciales, bien armées, pour éviter que le désappointement ne dégénère, comme cela s’était produit en d’autres lieux, en cette fin de semaine…

“… L’odore di fogna non ha impedito agli abitanti della zona di avventurarsi nel rio, per raccogliere l’unica acqua disponibile da sette giorni a questa parte: una perdita in una conduttura danneggiata. Da dove viene quest’acqua e se sia potabile, nessuno lo sa… Ieri mattina, in fila sotto un sole cocente, una folla carica di secchi, bacinelle e bottiglie, aspettava, impaziente, l’arrivo dei camion-cisterna dell’Esercito. Oltre ai soldati, c’erano vetture della polizia e delle ronde speciali armate di tutto punto, per evitare che la situazione degenerasse, com’era successo in altri luoghi, in questo fine settimana.

… Quant à l’Embasa (la Société locales des Eaux), elle a fait savoir que ‘l’approvisionnement reprendra graduellement’. Cette situation, qui dure depuis mercredi dernier et affecte 60% de la ville, est due à la rupture d’une canalisation sur le chantier du nouveau métro….”.

… In quanto all’Embasa (municipalizzata che gestisce la rete idrica), ha fatto sapere che ‘il rifornimento riprenderà gradatamente’. Questa situazione, che dura da mercoledì scorso e colpisce il 60% della città, è dovuta alla rottura di una conduttura nel cantiere del nuovo metrò…”.

Lire ici l’article de Clarissa Pacheco et Diogo Costa publié dans le *Correio (en portugais).
Leggere l’articolo di Clarissa Pacheco e Diogo Costa pubblicato dal *Correio (in portoghese).

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Ancienne citerne située dans le jardin de l’actuel Museu Afro-Brasileiro à Salvador (Bahia)
Antica cisterna situata nel giardino dell’attuale Museu Afro-Brasileiro a Salvador (Bahia)

  Les coupures d’eau sont ici plutôt fréquentes, ainsi bon nombre de maisons sont pourvues de réservoir. Mais sept jours … c’est long, surtout dans une ville tropicale.
La Meuse, le Vieux Moulin, la forêt verdoyante où chante le Ry d’Alise … Combien d’eau a coulé sous les ponts pour qu’elle disparaisse ainsi, depuis sept jours déjà? La mémoire suit le chemin du halage. Manon des Sources est là, à l’orée du bois. Qui, mieux que Pagnol, peut nous dire la magie de l’eau?

   Le interruzioni d’acqua sono piuttosto frequenti da queste parti, e così, numerose sono le case provviste di serbatoio. Ma sette giorni…sono lunghi, soprattutto in una città tropicale.
La Mosa, l’Antico Mulino, la foresta verdeggiante dove canta il Rio d’Alise… Quanta acqua è passata sotto i ponti per sparire così, da sette lunghi giorni? La memoria ripercorre l’alzaia. Manon delle Sorgenti (Manon des Sources) è là, in piedi, ai margini del bosco. Chi, meglio di Pagnol, può raccontarci la magia dell’acqua?

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